Conseils pour végétaliens débutants

Lorsque je suis devenue végétalienne il y a deux ans, j’y suis un peu (beaucoup) allée à tâtons. Les sources d’informations étaient moins nombreuses qu’aujourd’hui, je lisais tout et son contraire sur Internet et, à vrai dire, je n’y connaissais pas grand chose en nutrition. Des mots et des concepts inconnus se sont mis à flotter autour de moi et j’étais parfois inquiète de faire des erreurs qui auraient un impact négatif sur ma santé. Après tout, j’entendais tellement parler de carences quand j’évoquais le végétalisme que j’ai fini moi-même par avoir des doutes et des craintes.Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir appris énormément de choses sur l’alimentation et le fonctionnement du corps humain en devenant végétalienne. Je ne suis certes pas devenue une experte et je ne prétends pas tout savoir, loin de là, mais j’ai en tête les informations clés qui me permettent d’avoir une alimentation équilibrée et de prendre soin de moi tout en me régalant. Et surtout, j’ai appris à me connaître, à écouter mon corps. Quand je me rappelle ce que je mettais dans mon assiette il y a quelques années (aïe), je me dis que ces connaissances m’auraient été très utiles à l’époque, même si je mangeais « comme tout le monde » (c’est-à-dire dans mon cas, des yaourts aux fruits, des céréales sucrées et de la viande sous-vide…).

En fait, on gagnerait tous, végétaliens ou non, à avoir un enseignement de qualité sur l’alimentation (à la place des injonctions malhonnêtes déguisées en conseils par les lobbies du lait et de la viande).

Après deux années de recherches et d’expérimentations culinaires pour apprivoiser mon nouveau régime alimentaire, j’ai retiré quelques leçons de mes premières erreurs (alimentaires, mais pas que). Sans me décréter nutritionniste ou médecin, je vous propose dans cet article un retour d’expérience, avec quelques conseils et astuces pour commencer un régime végétalien sereinement, dans l’assiette et dans la tête. Si vous vous sentez un peu perdu au royaume de la véganie, j’espère que cet article vous éclairera !

Conseil #1 : Se supplémenter en B12

Ça a été ma première erreur en tant que végétalienne débutante : je pensais que se supplémenter en vitamine B12 était totalement facultatif. D’ailleurs, j’ai entendu parler de B12 assez tardivement après avoir arrêté les produits issus de l’exploitation animale. Au départ, je pensais qu’il s’agissait encore d’un cliché sur les végétaliens forcément carencés. Il n’en est rien : consommer en quantité suffisante cette vitamine est essentiel pour rester en bonne santé. Une carence en B12 peut-être très dangereuse pour la santé puisque cette vitamine permet entre autres de maintenir le bon fonctionnement des systèmes sanguin et nerveux. N’étant pas présente dans les végétaux, il faut donc en prendre sous forme de compléments (ampoules, pastilles à croquer…) ou d’aliments enrichis.
Pour en savoir plus, je vous invite à consulter ces sites sérieux et utiles : vivelab12 /
Veg faq / vegan-pratique

Conseil #2 : Être curieux et varier

Faire des expériences, tester, goûter de nouvelles choses… être curieuse en cuisine n’était pas vraiment ma priorité quand je suis devenue végétalienne. Je faisais ce choix par pure empathie envers les animaux et je ne savais pas à quel point cette décision allait changer mon rapport à l’alimentation. Ce qui est sûr, c’est que je prends beaucoup de plus de plaisir à cuisiner et à manger depuis que je suis végétalienne.
J’ai dans mes placards des épices, des graines, des céréales, des oléagineux… tous différents, avec des saveurs surprenantes, délicieuses. Je n’avais jamais envisagé d’acheter ces aliments avant de m’intéresser au régime végétalien. J’étais clairement passée à côté de quelque chose !
En cherchant à élargir ses horizons culinaires, on se rend vite compte que les végétaliens ne sont pas, mais alors pas du tout, condamnés à manger du tofu nature sans goût avec de la salade. En plus d’être agréable, cette curiosité permet de constituer facilement la base d’une alimentation équilibrée et saine. Et c’est ce qui compte au final : trouver son équilibre, comprendre que ce qui passe par notre assiette est notre carburant. Parvenir à trouver le bon dosage entre manger sainement, apporter à notre corps ce dont il a besoin, et se faire plaisir aux papilles.

Conseil #3 : Partager

Quand on choisit de changer son alimentation et d’adopter un régime peu répandu dans la société où l’on évolue… on peut avoir tendance à se sentir isolé, voire à se replier sur soi (histoire d’être un peu tranquille). Selon que l’on habite dans une grande ville ou non, selon les traditions culinaires des gens autour de nous, etc., partager des repas peut devenir compliqué, voire source de conflit (c’est moche mais c’est malheureusement le cas parfois).
Pour éviter de vivre son végétalisme comme une punition (cela ne devrait jamais être le cas selon moi), l’important est d’essayer de partager : d’abord avec son entourage, en lui faisant par exemple découvrir des recettes et des ingrédients nouveaux. Encore aujourd’hui, j’adore ramener des pâtisseries quand je suis invitée et je deviens très (trop) enjouée lorsque j’accueille des gens pour manger (surchauffe en cuisine). Souvent, les réactions sont très positives : j’ai en tête un gâteau d’anniversaire ayant fait l’unanimité à la grande surprise de certains (et toc !).
Et aussi, partager avec d’autres végéta*iens. Si personne autour de vous ne comprend votre décision de manger autrement, échangez sur des forums, des groupes Facebook… Vous trouverez des réponses à certaines de vos questions, des conseils, des idées, de l’humour et parfois même des sorties culinaires organisées près de chez vous.

Conseil #4 : Faire attention à la vegan junk food

Avec le développement des rayons végé des supermarchés, la tentation de remplir son panier de nuggets ou de plats tout préparés est grande. D’un côté, je me réjouis de voir que l’offre en magasin s’est développée : c’est le signe que l’alimentation végétale se démocratise et je ne peux que m’en réjouir. Cela montre aussi que l’alimentation végétale peut être accessible et proche des habitudes alimentaires des omnivores.
D’un autre côté, je reste méfiante vis à vis de ces produits, tout comme je le suis en général face à la nourriture industrielle : je sais qu’elle est mauvaise pour la santé puisque trop grasse, trop sucrée, trop salée, pleine d’additifs dans lesquels je n’ai pas confiance. J’ai pourtant eu une période alimentaire douteuse à base de galettes falafels / frites / nuggets végé. Ma digestion (et mon poids) ne m’a pas dit merci. Aujourd’hui, je garde une place très menue à ces plats dans mon alimentation quotidienne et je m’en porte bien mieux ! Bref, attention à ne pas penser que tout ce qui est estampillé « végétal » dans les rayons est forcément bon ou meilleur pour la santé…

Conseil #5 : Ne pas culpabiliser (le « végane parfait » n’existe pas)

Changer une habitude aussi quotidienne que son régime alimentaire est plus difficile pour certains que pour d’autres. J’ai connu des personnes qui étaient devenues véganes du jour au lendemain, littéralement. Et qui avaient trouvé cela facile, évident. Peut-être ces personnes se renseignaient-elles déjà depuis un moment, peut-être avaient-elles déjà une alimentation facile à végétaliser ? Pour d’autres personnes, le changement a été progressif, comme pour moi qui suis passée de végétarienne à végétalienne au fil des mois. Comme je le disais plus haut, j’ai mis un peu de temps avant de trouver un bon équilibre alimentaire, adapté à mon mode de vie et à mes goûts. Et je me souviens avoir regardé avec une pointe de culpabilité les blogs de cuisine végétale pendant un bon moment : ceux-ci regorgeaient de recettes géniales et hyper saines, leurs auteurs avaient l’air positif et bien dans leur assiette, alors que je me sentais mauvaise élève. J’ai compris aujourd’hui que ces blogs doivent être une source d’inspiration et non un idéal à s’imposer. Aussi, je pense qu’il sera important de relativiser tous les conseils que je donne juste avant ! J’ai parfois eu des moments de faiblesse (ou d’inattention) où je consommais des produits à base lait, sans pour autant perdre mes convictions et mon envie de bannir l’exploitation animale de mon mode de consommation. Mais culpabiliser et se blâmer est contre-productif. Selon moi, il est primordial que toute démarche de changement soit accompagnée de bienveillance. Alors, faîtes-vous confiance, écoutez-vous, faîtes de votre mieux ! Le végane parfait n’existe pas : chacun fonctionne différemment, a un rythme quotidien qui lui est propre. Réjouissez-vous d’incarner, à votre échelle, le changement que vous voulez voir dans le monde !

 

☼ N’hésitez pas à jeter un œil à mon article Mais qu’est-ce que tu manges alors ? qui peut répondre à pas mal de vos questions pratiques ☼

 

 

 

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2 réflexions sur “Conseils pour végétaliens débutants

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